
Le syndicat Force Ouvrière (FO) accuse le gouvernement de mépriser les agents hospitaliers en retardant plusieurs dossiers importants.
D'abord, FO critique l'absence de publication des textes sur les ratios promus/promouvables, qui permettent les avancements de grade. Ces mesures auraient dû être appliquées depuis le 1er janvier, mais à la mi-mars, rien n'est encore sorti.
Selon le syndicat, cela pénalise les personnels hospitaliers, alors que dans d'autres fonctions publiques, ces dossiers avancent déjà.
FO reproche aussi au gouvernement un grand manque de cohérence : d'un côté, la ministre remercie les soignants pour leur engagement, mais de l'autre, les décisions concrètes tardent à venir.
Autre sujet de colère : la protection sociale complémentaire (PSC), c'est-à-dire la future couverture santé des agents hospitaliers. Après dix séances de négociation, les syndicats n'ont toujours pas de réponse claire sur le budget que l'État compte consacrer à cette réforme.
FO estime donc que les discussions se font à l'aveugle, sans savoir quels moyens seront réellement mis sur la table.
Le 19 mars, toutes les organisations syndicales sauf la CFDT ont suspendu leur participation aux discussions. Elles protestent contre l'absence d'engagement financier du gouvernement. D'après FO, le cabinet de la ministre a indiqué qu'une décision ne pourrait arriver au mieux qu'à la mi-avril.
Pour le syndicat, ce nouveau retard menace la mise en place de la complémentaire santé prévue au 1er janvier 2027, comme le prévoit la loi.
FO affirme qu'il continuera à défendre une protection sociale de haut niveau pour tous les hospitaliers. Le syndicat refuse un système au rabais qui pourrait entraîner, à terme, une hausse importante des cotisations pour les agents.
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