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Psychologues de la FPH : FO dénonce le mépris ministériel et exige des mesures concrètes

Psychologues de la FPH : FO dénonce le mépris ministériel et exige des mesures concrètes

7 mn

Alors que la santé mentale est désignée Grande cause nationale pour 2025 et 2026, le ministère de la Santé annule une nouvelle fois le groupe de travail consacré à l'attractivité des psychologues de la Fonction publique hospitalière (FPH), initialement prévu le 14 octobre 2026. La Fédération FO-SPSS dénonce une situation inacceptable et exige des réponses concrètes aux revendications portées par la profession depuis 2021.

Une deuxième réunion toujours attendue

Le 3 octobre 2025, un premier groupe de travail se réunissait pour engager l'élaboration d'un plan d'attractivité des psychologues de la FPH. Les échanges avaient alors confirmé les difficultés rencontrées par les professionnels et la nécessité de répondre à leurs revendications.

Depuis, les échéances se succèdent sans avancée concrète. La réunion prévue le 28 mai 2026 a été reportée, avant qu'une nouvelle date, fixée au 14 octobre 2026, ne soit finalement annoncée. Le 12 octobre, à seulement deux jours de l'échéance, le ministère a informé les organisations syndicales de son annulation, précisant qu'une nouvelle date serait proposée.

Plus d'un an après la première réunion, cette nouvelle annulation illustre, pour FO-SPSS, le décalage persistant entre les discours ministériels sur l'attractivité et l'absence de réponses aux difficultés de la profession.

Des revendications connues, des réponses toujours absentes

Depuis les mobilisations de 2021, les psychologues alertent sur leurs conditions de travail, leur rémunération, leurs perspectives de carrière et la reconnaissance de leur expertise professionnelle.

La Fédération FO-SPSS rappelle ses principales exigences :

Revaloriser les rémunérations, en améliorant les grilles indiciaires des psychologues et en augmentant la valeur du point d'indice.
Améliorer les déroulements de carrière, notamment par une augmentation significative des taux de promotion à la hors-classe.
Développer l'emploi pérenne, grâce à un plan massif de titularisation et à la création des postes nécessaires dans les établissements.
Respecter le statut et l'autonomie professionnelle des psychologues, ainsi que la pluralité de leurs méthodes, outils et orientations théoriques.
Garantir la fonction formation, information, recherche (FIR) et les moyens indispensables à son exercice.
Faire respecter les règles d'évaluation propres aux psychologues, conformément au cadre rappelé par FO.
Pour la fédération, ces revendications sont connues, documentées et défendues depuis plusieurs années. Elles nécessitent désormais des décisions, et non de nouveaux reports.

Un décalage insupportable entre les discours et les actes

Alors que les pouvoirs publics mettent en avant la santé mentale et saluent régulièrement l'engagement des professionnels, les psychologues attendent toujours des mesures permettant d'améliorer concrètement leur situation.

FO-SPSS dénonce également le report à 2028 de la mise en œuvre complète de la Protection sociale complémentaire (PSC), qu'elle considère comme une nouvelle illustration du recul des engagements pris envers les agents publics.

Les déclarations de reconnaissance ne suffisent plus : elles ne revalorisent pas les rémunérations, ne garantissent pas des emplois stables et ne règlent pas les difficultés rencontrées sur le terrain.

FO-SPSS exige un calendrier et des engagements écrits
Face à cette nouvelle annulation, la Fédération FO-SPSS exige la tenue d'une réunion dans les plus brefs délais, accompagnée de propositions écrites, de moyens identifiés et d'un calendrier précis de mise en œuvre.

Elle appelle le ministère à sortir des déclarations d'intention et à apporter enfin des réponses à la hauteur des responsabilités exercées par les psychologues de la FPH.

Pour FO-SPSS, l'attractivité ne se décrète pas : elle se construit par des mesures concrètes, une reconnaissance statutaire et salariale effective et le respect des professionnels. Les psychologues ont suffisamment attendu. Il est temps que le ministère passe des paroles aux actes.

communiqué de presse (format PDF - 521 Ko)

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