Devant l’entrée du centre hospitalier de Bar-le-Duc, des drapeaux rouges s’agitent. Se mêlent ceux de la CGT et de FO. Quelque 25 personnes sont rassemblées, représentant les différents établissements regroupés au sein du GHT (Groupement hospitalier territorial). Sylvain Boulard, le directeur de l’établissement, viendra leur expliquer que s’il accepte qu’ils restent là quelques instants, il souhaite qu’ils se positionnent derrière les grilles afin de ne pas gêner l’accès des visiteurs.
Les deux syndicats, qui soulignent représenter la moitié des voix à l’échelle du GHT, ont décidé de se mobiliser à l’occasion de la première réunion de négociations sur le temps de travail organisée ce vendredi matin, qu’ils ont décidé de quitter. Cette action fait suite à celle qui a déjà eu lieu mardi à Verdun. Elle a pour objectif de confirmer leur opposition au projet de la direction du GHT (groupement hospitalier territorial) de révision des accords concernant notamment les RTT.
« Le GHT n’a aucune personnalité morale »
« Notre directeur, M. Guidoni, veut rassembler tous les partenaires pour que l’on puisse négocier au niveau du GHT afin d’harmoniser les accords, que l’on ait tous le même », expose Christiane Sophocle, secrétaire CGT de l’hôpital de Verdun. « Mais la loi dit que l’on doit négocier dans chaque établissement, que la seule personne qui peut dénoncer des accords, c’est le directeur de site », indique Sonia Louvet, la représentante FO du CH de Verdun.
Les deux organisations syndicales dénient la possibilité au GHT de pouvoir le faire : « Parce qu’il n’a aucune personnalité morale. »
Pour la CGT comme pour FO, il y a la crainte de voir les RTT être supprimées. Une consultation des personnels à Verdun, avec un questionnaire auquel 555 agents ont répondu, a montré que 90 % souhaitent les conserver. « C’est pareil au CHHM (Centre hospitalier de la Haute-Marne) à Saint-Dizier où on nous avait laissé le choix », témoigne Lionel Berlie, délégué CGT.
Un contexte de restriction budgétaire
« À Bar-le-Duc, des agents sont aussi sortis nous soutenir parce qu’ils tiennent à leurs RTT, souligne Christine Sophocle. Les gens préfèrent. À Verdun, ils nous ont dit qu’ils ne tiendront pas sans. »
Sonia Louvet : « On se doute que M. Guidoni veut enlever les RTT, et payer les heures supplémentaires. Mais il n’y en aura plus avec le projet du gouvernement de repasser les fonctionnaires à 37 heures… Payer les heures supp’ ! Alors que l’on est quand même dans un plan de retour à l’équilibre. On se situe dans un contexte de restriction budgétaire. »

