FO ne lâche rien ! Vos droits, notre combat ! Toujours présent, toujours FO ! FO agit pour vous ! Force, action, FO

8 mars, journée internationale des droits des femmes : La France doit s'engager pour l'égalité !

8 mars, journée internationale des droits des femmes : La France doit s'engager pour l'égalité !

6 mn

Les inégalités entre les femmes et les hommes demeurent une réalité dans les entreprises comme dans les services publics. Les femmes restent également les premières touchées par les politiques de réduction budgétaire.

La directive européenne 2023/970 relative à la transparence des rémunérations a pour objectif de renforcer l'application du principe d'égalité salariale entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de valeur équivalente. En assurant une transposition complète de cette directive, la France dispose d'une occasion historique de franchir une nouvelle étape vers l'égalité.

L'intersyndicale meusienne demande donc une mise en œuvre ambitieuse de cette directive afin d'obtenir enfin :

- l'égalité réelle des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ;
- la revalorisation des métiers à prédominance féminine.
- L'égalité entre les femmes et les hommes constitue un principe fondamental de notre société et des droits humains. Il est aujourd'hui indispensable d'avancer pour permettre aux femmes d'être pleinement les égales des hommes. Cela passe notamment par l'égalité dans le monde du travail, où subsistent encore de nombreuses inégalités structurelles identifiées par la recherche et par les organisations syndicales.

Il est donc essentiel de reconnaître pleinement la valeur du travail des femmes, en particulier dans les secteurs où elles sont majoritaires, comme les métiers du soin et du lien social, et de revoir en profondeur les classifications professionnelles, souvent construites sur des biais sexistes.

Les inégalités subies tout au long de la carrière se répercutent également au moment de la retraite, où les femmes restent particulièrement pénalisées.

Les organisations syndicales ont obtenu la suspension de l'application de la dernière réforme des retraites. Toutefois, cette suspension ne règle pas la question de fond : nos organisations, comme une très grande majorité de travailleuses et de travailleurs, demeurent opposées à cette réforme jugée injuste.

Il est également nécessaire d'améliorer l'articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment en prenant des mesures fortes pour que les femmes ne soient plus contraintes d'accepter des emplois à temps partiel.

Dans la fonction publique, la décote salariale de 10 % appliquée en cas de congé de maladie ordinaire, y compris pour les femmes enceintes, ainsi que le projet de réduction du nombre de jours de congé pour enfant malade, constituent des atteintes inacceptables aux droits des femmes.

Enfin, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles reste une condition essentielle pour parvenir à une véritable égalité entre les femmes et les hommes. Nos organisations demandent une augmentation significative des moyens consacrés à la prévention et à la lutte contre ces violences, que ce soit dans les entreprises, les administrations, dans la sphère privée comme dans l'espace public ou sur les réseaux sociaux. Il est également indispensable de transposer rapidement la directive européenne 2024/1385 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques.

Pour toutes ces raisons, la journée du 8 mars 2026 doit être un moment fort pour rappeler que l'égalité réelle entre les femmes et les hommes constitue un enjeu social et démocratique majeur.

J'adhère