
Les assurés sociaux risquent une nouvelle fois de voir leur reste à charge augmenter. Dès le 1er mars 2026, plusieurs forfaits hospitaliers pourraient connaître une hausse significative, selon les projets examinés par le conseil de la Caisse nationale de l'Assurance Maladie (CNAM). Sont concernés le forfait journalier hospitalier, le forfait patient urgences et la participation forfaitaire pour les actes lourds.
Une fois encore, ce sont les assurés sociaux qui pourraient voir leur contribution augmenter. Saisi le 24 février, le conseil de la Caisse nationale de l'Assurance Maladie (CNAM) examine plusieurs projets de textes prévoyant, dès le 1er mars 2026, une hausse significative de plusieurs participations financières à la charge des patients.
Sont concernés :
Le forfait journalier hospitalier
Le forfait patient urgences
La participation forfaitaire pour les actes lourds
Pour Force Ouvrière (FO), ces mesures représentent une nouvelle attaque contre l'accès aux soins et font peser directement sur les patients le financement de l'hôpital.
Des hausses qui frappent les patients
Le forfait journalier hospitalier passerait de 20 € à 23 € pour les services hospitaliers, et de 15 € à 18 € en psychiatrie.
La participation forfaitaire pour les actes médicaux lourds (≥ 120 €) augmenterait de 24 € à 32 €.
Le forfait patient urgences, dû en cas de passage aux urgences sans hospitalisation, serait relevé de 19,61 € à 23 €.
Ces augmentations accroissent mécaniquement le reste à charge des patients.
Une logique d'économies inacceptable
Ces forfaits ne sont pas couverts par l'assurance maladie obligatoire et reposent principalement sur les complémentaires santé, que tous les patients n'ont pas. Or, près de 2,5 millions de Français vivent sans complémentaire : pour eux, chaque hausse représente une dépense immédiate et souvent insupportable. Pour les autres, ces augmentations se traduiront par une hausse des cotisations de mutuelle.
Derrière ces mesures, le gouvernement viserait environ 400 millions d'euros d'économies. FO dénonce une politique qui fait financer le système hospitalier par les malades, et particulièrement par les plus fragiles
L'accès aux soins ne doit pas devenir une variable d'ajustement
Pour FO, il est inacceptable que l'équilibre budgétaire du système de santé repose sur les assurés sociaux. Fixer un ONDAM en deçà des besoins réels, puis compenser par une hausse des restes à charge, revient à restreindre progressivement l'accès aux soins.
FO demande l'arrêt de cette réforme. La santé ne peut pas être traitée comme une simple ligne comptable : augmenter les forfaits hospitaliers risque d'accroître le renoncement aux soins et d'aggraver les inégalités.
Pour FO, le financement de l'hôpital doit être assuré par l'État et la solidarité nationale, et non par les patients.
clique ici Les assurés sociaux doivent-ils financer l'hôpital ? FO dit stop
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