
La situation de l'hôpital public continue de se dégrader. En Moselle, les constats récents confirment ce que Force Ouvrière dénonce depuis des années : le système est aujourd'hui à bout de souffle.
En déplacement sur le territoire, Didier Birig, secrétaire général de la branche santé FO, accompagné de Monique François, déléguée fédérale adjointe FO Lorraine, ont dressé un constat sans ambiguïté.
« L'hôpital public va très mal », alerte Didier Birig.
Une crise structurelle, pas passagère
Le déficit atteint des niveaux historiques tandis que les effectifs s'effondrent. Des milliers de postes de soignants restent vacants et la situation ne cesse de se dégrader.
Pour FO, il faut le dire clairement : il ne s'agit pas d'une fatalité, mais bien de la conséquence de choix politiques.
Ce n'est pas un problème de gestion, mais un manque criant de moyens pour assurer les missions de service public.
Des conséquences concrètes sur le terrain
Cette situation entraîne des effets immédiats :
fermetures de lits
tensions accrues dans les services, notamment aux urgences
dégradation continue des conditions de travail
Les équipes tiennent encore, mais jusqu'à quand ?
Une perte d'attractivité inquiétante
Les métiers hospitaliers souffrent aujourd'hui d'un manque d'attractivité évident :
baisse du nombre de candidats
augmentation du turnover
départs vers d'autres secteurs ou vers l'étranger
Résultat : les équipes perdent en stabilité, comme le souligne Monique François.
À cela s'ajoute un problème de fond : les dispositifs de formation et de recrutement ne permettent plus de compenser les départs.
Réorganiser sans moyens : une impasse
Face à la crise, les réponses apportées reposent trop souvent sur des logiques de restructuration : directions communes, regroupements d'activités…
Pour FO, ces solutions sont insuffisantes. Sans moyens supplémentaires, elles ne permettront pas d'améliorer la situation.
Elles comportent même des risques :
éloignement de l'offre de soins
déséquilibres territoriaux
aggravation des conditions de travail
Changer de cap immédiatement
Force Ouvrière rejette une approche purement comptable de l'hôpital public et porte des revendications claires :
des recrutements à la hauteur des besoins
une revalorisation salariale significative
l'arrêt des fermetures de lits
des investissements durables
L'hôpital public doit être pensé en fonction des besoins de la population, et non des seules contraintes budgétaires.
Un enjeu de société majeur
Au-delà de l'organisation hospitalière, c'est l'avenir de l'accès aux soins, l'égalité entre les territoires et la qualité du service public qui sont en jeu.
Force Ouvrière affirme qu'elle continuera à défendre ces exigences et les agents hospitaliers, sans compromis.
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