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1er Mai : une proposition de loi qui remet en cause un droit fondamental

1er Mai : une proposition de loi qui remet en cause un droit fondamental

4 mn

Le 1er Mai ne se résume pas à un simple jour férié. Il incarne une conquête sociale essentielle, un repère historique et un symbole fort pour l'ensemble des travailleurs. Aujourd'hui, ce symbole est clairement menacé.

Dans un courrier adressé aux députés le 3 mars, huit organisations syndicales, dont Force Ouvrière, alertent et demandent le rejet d'une proposition de loi visant à autoriser le travail le 1er Mai dans certains secteurs.

Une ligne rouge est en passe d'être franchie.

Une remise en cause d'un principe fondamental

Le texte, examiné à l'Assemblée nationale le 10 avril, prévoit d'élargir les possibilités de faire travailler les salariés ce jour-là, notamment dans certains commerces (boulangeries, fleuristes, commerces alimentaires…).

Ses défenseurs invoquent des arguments connus : le « volontariat » des salariés et une supposée insécurité juridique.

Mais pour FO et les autres organisations syndicales, l'enjeu est tout autre :
⇒ cette proposition ouvre une brèche dangereuse dans un pilier du Code du travail.

En effet, le 1er Mai est aujourd'hui le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous, à de rares exceptions strictement encadrées.

Le risque d'un engrenage

L'expérience l'a déjà montré :
⇒ toute dérogation tend à se généraliser.

Le travail du dimanche en est l'illustration. Présenté comme exceptionnel, il s'est progressivement banalisé sous l'effet de pressions économiques et politiques.

C'est précisément ce scénario que redoutent les syndicats aujourd'hui.

« Chaque atteinte à un principe ouvre la voie à son affaiblissement progressif, jusqu'à sa banalisation. »

Derrière ce texte, c'est une transformation silencieuse mais profonde du droit du travail qui se dessine.

Défendre le 1er Mai, c'est défendre tous les travailleurs

Remettre en cause le 1er Mai ne relève pas d'un simple ajustement technique.
C'est toucher à :

un acquis social fondamental
une journée internationale de lutte et de solidarité
un symbole majeur du monde du travail
Pour FO, la position est sans équivoque :

aucun compromis sur le 1er Mai
aucun recul sur son caractère chômé

Un appel clair aux députés

Face à cette initiative, FO et les autres organisations syndicales appellent les députés à rejeter ce texte sans ambiguïté.

Le message est clair :
⇒ les conquêtes sociales fondamentales ne se négocient pas
⇒ les droits collectifs ne doivent pas être sacrifiés à des intérêts économiques de court terme

Une vigilance indispensable

Au-delà du seul 1er Mai, ce débat pose une question centrale :
⇒ jusqu'où ira la remise en cause des droits des travailleurs ?

FO affirme qu'elle restera pleinement mobilisée pour défendre ces acquis, aujourd'hui comme demain.

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