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Black Monday – 13 avril 2026 : une journée noire pour la Fonction publique et la FPH

Black Monday – 13 avril 2026 : une journée noire pour la Fonction publique et la FPH

6 mn

Le 13 avril 2026, la Fédération FO-SPSS a participé à plusieurs réunions avec les ministères de la Fonction publique et de la Santé. Le constat est sans appel : aucune ouverture de négociation sur les salaires et les carrières n'est prévue pour 2026-2027, malgré une perte de pouvoir d'achat estimée à 15 % en quatre ans.

FO dénonce une situation injuste et inacceptable pour les agents publics, d'autant que certaines rémunérations dans la haute fonction publique ont été revalorisées. Le manque de moyens annoncés pour la santé, ainsi que les incertitudes autour de la protection sociale complémentaire, renforcent les inquiétudes.

Face à cela, FO appelle à une mobilisation forte pour défendre les services publics et leurs agents.

Le 13 avril 2026, la Fédération FO des personnels des Services Publics et des Services de Santé (FO-SPSS) a pris part à plusieurs réunions importantes :

avec le cabinet du ministre de la Fonction publique, dans le cadre d'un groupe de travail consacré aux carrières et aux rémunérations ;
avec le cabinet de la ministre de la Santé, sollicité depuis plus d'un mois.
Le constat de cette journée pourrait se résumer ainsi : « circulez, il n'y a rien à voir ». En invoquant le contexte international, l'inflation, les conflits et les déficits publics, les représentants de Bercy et de l'avenue Duquesne n'ont apporté aucune réponse favorable aux revendications portées.

Malgré une situation critique pour de nombreux agents publics, le gouvernement exclut toute ouverture de négociations sur les carrières et les salaires pour 2026 et 2027, renvoyant toute perspective à l'échéance de la prochaine élection présidentielle.

Sur les quatre dernières années (2022-2025), l'inflation cumulée, selon l'INSEE, a entraîné une perte de pouvoir d'achat de 15 %, tandis que le point d'indice n'a été revalorisé que de 5 %. Un écart inacceptable pour les agents publics.

Avec une inflation estimée à environ 2 % en juillet 2026, la revalorisation automatique du SMIC entraînera une situation préoccupante : les agents de catégorie C et jusqu'au 5ᵉ échelon de la catégorie B seront rémunérés au niveau du SMIC, voire en dessous, avec un ajustement via une indemnité différentielle.

Face à cela, la réponse des ministres de la Fonction publique et des Finances est sans ambiguïté : « il n'y a rien à mettre sur la table ».

Pour FO, cette position est intolérable et irrespectueuse envers des agents qui assurent quotidiennement leurs missions de service public. Elle est d'autant plus incompréhensible que, dans le même temps, les rémunérations de la haute fonction publique ont été revalorisées.

Lors de l'entretien au ministère de la Santé, les revendications catégorielles portées par FO ont également été rejetées, au motif que Matignon ne débloquera pas de moyens supplémentaires pour le secteur. Une position contradictoire, alors même qu'une enveloppe a été débloquée le même jour pour revaloriser les gardes et astreintes des professeurs de médecine (PUPH).

Autre source d'inquiétude : l'absence de visibilité sur les moyens financiers dédiés à la mise en œuvre de la protection sociale complémentaire (PSC) pour les hospitaliers.

Pour FO, ces décisions traduisent un choix politique clair : celui de faire porter aux agents publics, et en particulier aux hospitaliers, le poids des contraintes budgétaires. Après des années d'attente, la PSC risque ainsi de se traduire par des mesures largement insuffisantes, loin des annonces initiales.

À l'approche du congrès confédéral de Force Ouvrière à Dijon, ces enjeux seront au cœur des débats. Une réponse collective et déterminée devra émerger pour s'opposer efficacement à la politique menée à l'encontre des services publics et de leurs agents.

communiqué de presse FO

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