
Réélu à 96,45 % lors du congrès confédéral 2026, Frédéric Souillot confirme son leadership à Force Ouvrière. Un mandat renouvelé dans un contexte social tendu, marqué par de fortes revendications et une ligne syndicale offensive.
Frédéric Souillot réélu à la tête de Force Ouvrière avec 96,45 % des voix lors du congrès confédéral
Réuni du 20 au 24 avril 2026, le congrès confédéral de Force Ouvrière a marqué une étape importante pour l'organisation syndicale. Au terme de cinq jours de débats, de confrontations d'idées et de discussions stratégiques, le secrétaire général sortant, Frédéric Souillot, a été réélu avec 96,45 % des voix, confirmant une large approbation de son orientation et de son bilan.
Ce congrès, moment central de la vie de la confédération Force Ouvrière, s'est déroulé dans un contexte social jugé particulièrement exigeant. Les délégués, près de 4 000 réunis, ont réaffirmé la ligne d'un syndicalisme indépendant, libre et combatif, attaché à la défense des droits des travailleurs et au refus du « moins-disant social ».
Un discours centré sur les tensions internationales et sociales
Lors de son intervention, Frédéric Souillot a dénoncé la multiplication des conflits dans le monde, évoquant notamment les tensions en Iran, au Liban et à Gaza. Selon lui, ces crises fragilisent le droit international et font peser un risque d'escalade majeure. Il a appelé à renforcer la solidarité internationale, rappelant que le mouvement syndical ne peut se désolidariser des enjeux géopolitiques.
Sur le plan national, il a également critiqué la position de l'exécutif, accusé de sous-estimer les effets d'un choc pétrolier sur l'économie française. Il a alerté sur les conséquences pour l'emploi et le pouvoir d'achat, et a réitéré la revendication de Force Ouvrière de plafonner le prix des carburants à 1,50 euro.
Le dirigeant syndical a aussi mis en garde le gouvernement concernant la question du 1er mai 2026, après l'annonce de l'ouverture possible de certains commerces. Il a affirmé que FO « défendra le 1er Mai jusqu'au bout », en opposition à toute remise en cause de son caractère chômé.
Une réélection sans surprise
Seul candidat à sa succession, Frédéric Souillot a défendu la continuité de son action et la poursuite du dialogue social avec les pouvoirs publics, tout en revendiquant une posture de fermeté. Pour lui, l'absence de dialogue équivaut à une perte d'influence syndicale.
Sa réélection pour un second mandat (2026-2030) a été confirmée par le Comité confédéral national (CCN), présenté comme le « parlement » de Force Ouvrière, réunissant fédérations et unions départementales.
Un mandat placé sous le signe de la consolidation
Pour la prochaine mandature, Frédéric Souillot entend poursuivre le développement et la stabilisation interne de l'organisation, qui se veut aujourd'hui davantage unifiée et apaisée. Le congrès aura ainsi permis de réaffirmer les grandes orientations de FO dans un contexte social et politique marqué par de fortes tensions.
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