
Le 1er mai demeure officiellement un jour férié et chômé en France. Pourtant, dans les hôpitaux, comme chaque année, de nombreux professionnels seront mobilisés pour assurer la continuité des soins, sans bénéficier d'une reconnaissance particulière.
1er mai 2026 :quelles règles dans la fonction publique hospitalière?
En 2026, le cadre légal ne change pas : le 1er mai conserve son statut de jour férié chômé et rémunéré.
Cependant, les établissements de santé doivent maintenir leurs activités essentielles. De nombreux agents hospitaliers seront donc amenés à travailler ce jour-là afin de garantir la prise en charge des patients.
Sur le plan salarial, aucune mesure spécifique n'est prévue :
pas de majoration particulière liée au 1er mai ;
pas de rémunération doublée.
Les agents concernés perçoivent leur traitement habituel, complété par les indemnités prévues pour les dimanches et jours fériés.
Concrètement, travailler le 1er mai à l'hôpital ouvre aujourd'hui les mêmes droits qu'un autre jour férié.
Une différence de traitement avec le secteur privé
Dans le secteur privé, le 1er mai bénéficie d'un régime particulier : lorsqu'un salarié travaille ce jour-là, sa rémunération doit être doublée.
Cette disposition ne s'applique pas dans la fonction publique hospitalière, malgré les contraintes et les missions indispensables assurées par les personnels soignants et hospitaliers.
Cette situation soulève régulièrement la question de l'équité entre les salariés du privé et les agents publics hospitaliers.
Un sujet toujours présent dans le débat public
Au-delà de la question de la rémunération, le statut même du 1er mai continue de faire débat.
Le gouvernement a déjà évoqué l'idée d'assouplir son caractère obligatoirement chômé. Une telle évolution pourrait conduire à une généralisation du travail ce jour-là et à une remise en cause de sa portée symbolique.
Même si aucune modification n'a été adoptée pour 2026, cette perspective reste régulièrement évoquée dans les discussions politiques et sociales.
Des interrogations pour 2027
À ce jour, le droit applicable reste inchangé : le 1er mai demeure un jour férié chômé en France.
Néanmoins, plusieurs interrogations subsistent pour les années à venir, notamment concernant le maintien de ce statut et les conditions de rémunération des agents amenés à travailler ce jour-là.
Ces incertitudes alimentent les préoccupations des personnels hospitaliers.
Notre position
Dans un contexte marqué par le manque d'effectifs, la dégradation des conditions de travail et une reconnaissance jugée insuffisante, toute remise en cause du 1er mai serait difficilement acceptable.
Le 1er mai représente une date forte du mouvement social et du monde du travail. Sa dimension symbolique doit être préservée.
Les revendications de FO SPSS
le maintien du 1er mai comme jour férié chômé ;
une rémunération majorée pour les agents mobilisés ;
une meilleure reconnaissance des contraintes spécifiques au travail hospitalier.
Conclusion
En 2026, les agents hospitaliers continueront d'assurer leurs missions le 1er mai afin de garantir la continuité des soins, sans évolution notable de leur rémunération.
Dans le même temps, l'avenir du statut de cette journée reste au cœur des débats.
Le 1er mai conserve une valeur symbolique forte et les professionnels mobilisés ce jour-là doivent bénéficier d'une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
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