
FO Santé alerte sur une situation devenue critique dans les établissements gériatriques du CHU de Nantes. Manque de personnel, charges de travail intenables et conditions de prise en charge dégradées : dans certains services, une infirmière peut se retrouver seule pour près d'une centaine de résidents. Pour FO, il s'agit d'un abandon progressif de la gériatrie publique, qui met en danger à la fois les résidents et les agents, et nécessite des mesures urgentes et immédiates.
FO Santé tire la sonnette d'alarme face à la situation devenue intenable dans les établissements gériatriques rattachés au CHU de Nantes, notamment Beauséjour et La Seilleraye.
Une fois encore, le manque de moyens humains plonge les équipes dans une situation de crise permanente. Dans certains services, une infirmière peut se retrouver à gérer jusqu'à une centaine de résidents lors des périodes de sous-effectif extrême. Cette réalité n'est plus acceptable.
Des conditions de travail dégradées et dangereuses
Sur le terrain, les agents décrivent :
-un sous-effectif chronique et structurel
-une charge de travail ingérable
-une impossibilité d'assurer un accompagnement digne des résidents
-une usure professionnelle grandissante des équipes
FO dénonce une situation qui ne relève plus de simples difficultés organisationnelles, mais bien d'un abandon progressif de la gériatrie publique.
Les résidents et les agents en première ligne
Les personnes âgées accueillies dans ces structures sont parmi les plus fragiles et dépendantes. Faute de personnel suffisant, les soins sont réduits à l'essentiel, au détriment de la qualité d'accompagnement et de la dignité des résidents.
Les soignants, eux, tiennent le service à bout de bras, souvent au prix de leur santé physique et mentale.
FO exige des mesures immédiates
Face à cette situation, FO Santé exige sans délai :
- des embauches massives et immédiates
- un plan de rattrapage des effectifs en gériatrie
- la reconnaissance réelle de la pénibilité du secteur
- des moyens à la hauteur des besoins des patients âgés
FO refuse que la gériatrie continue d'être le parent pauvre de l'hôpital public. La situation actuelle n'est plus tenable ni pour les agents, ni pour les résidents.
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