
La question de la complémentaire santé des agents hospitaliers revient une nouvelle fois au cœur des revendications. À Colmar, Force Ouvrière des Hôpitaux civils dénonce le retard pris par l'État dans la mise en place de la participation employeur, pourtant prévue dans le cadre de la réforme de la protection sociale complémentaire. Les syndicats pointent une situation qu'ils jugent inégalitaire et symptomatique d'un manque de reconnaissance des soignants.
La fonction publique hospitalière reste, selon les syndicats, la dernière des trois fonctions publiques à ne pas bénéficier de la participation financière des employeurs à la complémentaire santé. Une situation que dénonce Force Ouvrière (FO) des Hôpitaux civils de Colmar, qui pointe un « manque de considération » de l'État envers les soignants.
Dans un communiqué, les représentants syndicaux estiment que ce retard illustre « le peu de soin apporté aux agents hospitaliers », alors même que la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) prévoit une prise en charge partielle des mutuelles par les établissements publics.
Actuellement, les hospitaliers doivent encore financer seuls leur complémentaire santé, contrairement aux salariés du privé et à certains autres agents publics déjà couverts par des dispositifs de participation employeur.
La mise en place de cette réforme est annoncée progressivement, avec une entrée en vigueur envisagée à partir de 2026-2027 selon les volets, mais les syndicats dénoncent un calendrier jugé flou et des retards répétés.
Pour FO, cette situation s'ajoute aux difficultés déjà rencontrées dans les hôpitaux : surcharge de travail, tensions sur les effectifs et reconnaissance insuffisante des personnels.
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