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CAR TOUS LES LEVIERS MÉRITENT D’ÊTRE ACTIVÉS

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5 mn

Lors de notre rencontre « uniquement Force ouvrière » avec le député Amblard en octobre 2024, nous avons abordé plusieurs problématiques rencontrées au sein du service de psychiatrie sur le site de Fains-Veel. Parmi ces enjeux figurent l’insécurité en service liée à la récurrence des actes de violence des patients envers les soignants, le sous-effectif des équipes soignantes ainsi que les problèmes rencontrés lors des transfèrements….

Force Ouvrière demande un renforcement de la sécurité pour les agents ainsi que l’instauration d’une prime de risque pour les services les plus exposés.

Force Ouvrière se félicite de constater que ces problématiques ont fait l’objet de la question écrite n°1882 à l’Assemblée nationale, adressée par le député Amblard au ministère de la Santé et de l’Accès aux soins. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des évolutions à ce sujet.

« M. Maxime Amblard attire l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur la situation critique que subissent les agents paramédicaux et médicaux en psychiatrie dans le sud meusien. Les conditions de travail se détériorent à un point tel qu'elles compromettent la sécurité des agents comme celle des patients. Dans les services accueillant des patients atteints de troubles graves du comportement, les équipes se retrouvent régulièrement en sous-effectif et ne disposent pas de personnel suffisamment formé. Pour combler les absences, le recours à des intérimaires et au personnel dit « Hublo » (agents volontaires mais non spécialisés) est devenu monnaie courante. Cette situation place les agents en grande difficulté pour assurer la prise en charge des patients, ce qui accroît les risques d'incidents et crée des tensions au sein des équipes. Les conséquences de cette pénurie de personnel se manifestent également par des manques lors de « situations critiques ». Par exemple, des incidents ont été signalés en l'absence de médecins alors que la sécurité des agents et des détenus nécessitait une surveillance médicale. Cette absence de personnel médical qualifié dans des moments clés nuit à la sûreté et au bon fonctionnement des services. Le manque de continuité dans les soins pose aussi problème. Dans les services de soins chroniques, des interruptions dans le suivi médical en raison du manque de personnel, notamment psychiatrique, ont conduit à des agressions physiques contre des agents. Le recours à des intérimaires, faute de psychiatre dédié, rend la gestion des patients instable et dangereuse. Les agents subissent également des menaces et des pressions de la part de familles qui expriment leur frustration face à l'impossibilité de répondre à toutes les demandes, faute de personnel. Les partenaires sociaux soulignent que la surcharge de travail expose les agents à des risques supplémentaires, à la fois physiques et psychologiques et demandent la mise en place d'une prime de risque pour les agents concernés. Face à cette situation, M. le député souhaite connaître les mesures que le ministère envisage pour renforcer les effectifs et améliorer les conditions de travail dans ces services, afin de garantir la sécurité des agents et la continuité des soins en psychiatrie. Il souhaite également être informé de sa position concernant l'instauration d'une prime de risque pour les agents, en reconnaissance des conditions de travail dégradées et des risques encourus, tels que décrits ci-dessus ».

Question n°1882 : Dégradation des conditions de travail des agents en psychiatrie - Assemblée nationale

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