
Pour FO ,Pas de communiqué dédié, mais une ligne constante :
supprimer un quota n’a de sens que si l’État finance réellement les universités, les CHU, les stages et la rémunération des enseignants.
Risque dénoncé :
sans moyens supplémentaires, la fin du numerus apertus ne serait qu’un effet d’annonce et détériorerait encore la qualité de la formation.
Convergences et exigences :
même alerte que les doyens sur la saturation des facultés ;
revendications spécifiques : vaste plan d’emplois hospitaliers et universitaires, réouverture de lits fermés, disparition des “sélections cachées” (Parcoursup, plafonds ARS), financements pérennes.
Si l’amendement est adopté :
FO soutiendrait l’élargissement de l’accès aux études à condition que le budget et les postes suivent ; faute de quoi, le syndicat poursuivra ses actions (grèves, communiqués).
En clair :
FO n’est pas hostile à la suppression du quota, mais s’y opposera si elle se fait sans argent, sans postes et sans amélioration des conditions de travail et d’enseignement.
Alerte des doyens de médecine
Supprimer le numerus apertus sans moyens adaptés : un danger pour la qualité de la formation
Contexte
Le ministre délégué Yannick Neuder propose, par amendement au projet de loi “amélioration de l’accès aux soins”, d’abolir le numerus apertus mis en place en 2020 pour réguler l’accès aux études de santé.
Qu’est‑ce que le numerus apertus ?
Chaque année, un décret fixe le nombre minimal de places ouvertes en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kinésithérapie (MMOPK).
Ce quota est défini conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé, en concertation avec les Agences régionales de santé (ARS), selon :
1.Les besoins des territoires en professionnels de santé.
2.Les capacités d’accueil (universités, CHU, terrains de stage).
Ce que prévoit l’amendement
1.Fin du numerus apertus : les ARS pourraient imposer aux universités d’augmenter leurs effectifs selon les besoins locaux.
2.Retour facilité des étudiants français formés à l’étranger.
3.Passerelles renforcées pour les paramédicaux.
Les mises en garde des doyens
1.Capacités d’accueil saturées:
Pénurie d’enseignants, locaux insuffisants, stages déjà pleins : ouvrir davantage de places sans moyens porterait atteinte à la qualité de l’enseignement.
2.Décision précipitée:
Les médecins formés aujourd’hui exerceront surtout à partir de 2035. Toute hausse d’effectifs doit s’appuyer sur des données objectives (Conférence nationale de santé fin 2025, Observatoire des professions de santé).
3.Formation à adapter:
Les programmes doivent anticiper : vieillissement de la population, maladies chroniques, numérique, IA, nouvelles formes d’exercice et coopérations interprofessionnelles.
4.Réintégration des étudiants partis à l’étranger:
Les facultés ne peuvent absorber un afflux supplémentaire sans risque d’injustice envers ceux qui suivent le cursus français, plus sélectif et encadré.
Conclusion
La Conférence des doyens s’oppose à la suppression du numerus apertus sans accompagnement financier et logistique. Elle appelle à une planification rigoureuse fondée sur les données de santé publique, faute de quoi la qualité de la formation médicale pourrait gravement se dégrader.
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